Les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer

Arrêter de fumer est difficile, mais pas impossible. Pour mettre toutes les chances de succès de votre côté, plusieurs solutions s’offrent à vous. Les substituts nicotiniques en font partie.

Comme leur appellation le laisse deviner, ce sont des produits qui remplacent la nicotine, vous aidant à combattre et surmonter efficacement le manque.

Si l’on en croit les nombreuses études portant sur les substituts nicotiniques, ces derniers fonctionnent vraiment, bien qu’il ne s’agisse pas d’une solution miracle.

Une forte détermination à se débarrasser de la dépendance tabagique reste indispensable et il faut prendre diverses mesures au quotidien pour ne pas rechuter.

Substituts nicotiniques pour arrêter de fumer

Substituts nicotiniques pour arrêter de fumer

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Alors, comment utiliser les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer ?

 

Qu’est-ce qu’un substitut nicotinique ?

Le substitut nicotinique est un produit utilisé afin de calmer les effets secondaires de l’arrêt du tabac, plus précisément le manque.

Quelle que soit sa forme, le fonctionnement est le même : il libère progressivement une dose de nicotine tout au long de la journée.

Grâce à cette diffusion, le fumeur peut mieux faire face au manque et lutter contre l’envie de fumer.

Pour rappel, la nicotine, substance présente dans la fumée de cigarette, est à l’origine d’une addiction physique.

Lorsque vous arrêtez de fumer, le manque survient et s’accompagne de plusieurs manifestations plutôt désagréables : pulsion et envie de fumer ; anxiété et déprime ; caractère irritable ; sommeil perturbé ; concentration troublée

Grâce à la prise d’un substitut, le manque devient plus supportable et les symptômes liés à l’arrêt du tabac sont atténués.

Plus important encore, votre organisme obtient la dose de nicotine qu’il réclame sans que vous n’ayez à inhaler une dangereuse fumée comportant des milliers de substances chimiques nocives.

Un substitut nicotinique peut se présenter sous diverses formes : gomme, patch, comprimé, inhaleur…

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit d’un médicament qui doit être prescrit par un praticien, seul habilité à définir la bonne posologie (dosage et fréquence).

Vous pouvez notamment consulter un tabacologue qui prend en compte votre profil et votre environnement dans sa prescription.

Avant de vous en dire plus sur l’utilisation de substituts nicotiniques dans le cadre du sevrage tabagique, découvrez une vidéo intéressante sur ce sujet :

 

La posologie d’un substitut nicotinique

Comment je viens de le souligner plus haut, seul un médecin est à même de prescrire le bon dosage.

Néanmoins, il est possible de faire une évaluation approximative de la dose de nicotine dont le corps a besoin après le sevrage.

Il faut notamment prendre en considération les tiges grillées habituellement avant l’arrêt. Une cigarette équivaut environ à 1 – 2 mg de nicotine.

Ainsi, un fumeur qui grillait 20 tiges quotidiennement sera orienté vers un patch libérant une vingtaine de mg de nicotine en une journée (24 h). Je rappelle qu’il s’agit seulement d’une indication car différents paramètres doivent être pris en considération.

Par exemple, la dose de nicotine devra être augmentée chez les fumeurs qui ont tendance à « tirer » intensément sur leur clope.

Substitut nicotinique pour arrêter de fumer

Substitut nicotinique pour arrêter de fumer

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Par ailleurs, le substitut se révèle indispensable chez les gros fumeurs affichant une forte dépendance. Il l’est moins pour les petits fumeurs grillant moins de 5 tiges par jour.

En tout cas, durant le traitement, le substitut doit être utilisé sans interruption. Et pour optimiser les chances de succès, un accompagnement psychologique peut se révéler utile.

 

Quel dosage ?

Le dosage d’un substitut nicotinique doit donc être défini par un médecin, en sachant que chaque cas est unique.

Et dans la mesure où chaque organisme réagit différemment, il est possible que le dosage doive être ajusté au fil du traitement.

Il est notamment possible (mais c’est assez rare) qu’il y ait surdosage de nicotine. Dans ce cas, quelques symptômes peuvent se manifester.

Le futur ex-fumeur peut alors être envahi par une sensation  de total dégoût de la cigarette tout en ressentant un mauvais goût sur la langue.

A cela s’ajoutent des maux de tête, de la nausée, des vertiges, des insomnies, une arythmie ou encore des diarrhées.

S’il y a vraiment surdosage, il suffit de retirer le patch ou de ne plus prendre son substitut nicotinique (gomme ou cachet).

Le plus souvent, c’est un sous-dosage qui est déploré. Dans ce cas, les symptômes de sevrage sont plus intenses : les envies d’en griller une sont très fortes et les risques de rechute sont très élevés.

En cas de symptômes inhabituels, il est vivement conseillé de consulter rapidement son médecin au lieu d’essayer d’ajuster soi-même la dose de substitut nicotinique.

 

La durée du traitement

Un traitement à base de substitut nicotinique dans le but de se sevrer de la cigarette dure généralement entre 8 et 12 semaines (ça pas être moins ou plus).

La prise de ce produit est arrêtée petit à petit. Au fil du temps, la dose est réduite progressivement, donnant le temps au corps de se déshabituer du tabac.

Le déroulement du traitement dépend de chacun. Certains peuvent avoir besoin de plus de temps pour se sentir mieux.

Dans tous les cas, l’objectif est de ne plus jamais fumer une cigarette. Le substitut nicotinique y aide beaucoup.

Néanmoins, le remplacement est temporaire et ce produit doit surtout constituer une aide, un tremplin vers une vie sans tabac (et sans substitut non plus).

Toujours sous la supervision d’un médecin, le traitement peut être prolongé si c’est vraiment nécessaire…

 

En définitive, je souligne une fois de plus que les substituts nicotiniques ne constituent pas des solutions miracles pour arrêter de fumer.

Néanmoins, ils apportent une réelle aide et augmentent les chances de se défaire définitivement de la cigarette.

Mais pour profiter des avantages de cet outil de sevrage tabagique, il est essentiel de se faire suivre par un praticien, de préférence un tabacologue.

Arrêt tabac bienfait : Les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer